La prière de consultation

La prière de consultation fait partie des actes que le Prophète pratiquait régulièrement. La prière de consultation est donc une tradition prophétique recommandée pour toute personne confrontée à une décision importante comme un mariage, un voyage ou un travail. Si le projet en question est bénéfique, Dieu insufflera au fidèle de l’enthousiasme envers l’exécution de ce projet et lui en facilitera l’accomplissement. Autrement, Dieu le fera renoncer à ce projet. Il faut faire deux unités comme la prière du matin, et quand la prière est terminé il faut récité l’invocation suivante : Allâhoumma innî astakhîrouka bi’ilmika, wa astaqdirouka biqoudratik wa as’alouka min fadlika-l-adhîm fa’innaka taqdirou walâ aqdir wata’lamou walâ a’lam, wa anta ‘allâmou-l-ghouyoûb, Allâhoumma in kounta ta’lamou anna hâdha-l-amra ( il faut la citer ) khayroun lî fî dînî wama’âchî wa âqibati amrî faqdirhou lî wayassirhou lî thoumma bârik lî fîh, wa in kounta ta’lamou anna hâdha-l-amra ( il faut la citer ) charroun lî fî dînî wama’âchî wa âqibati amrî fasrifni’anhou wasrifou annî waqdir li-l-khayra haythou kân thoumma raddinî bih. Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur. AudioPlayer.embed("audioplayer_1", {titles:"pri%C3%A8re_de_consultation",soundFile:"aHR0cDovL3d3dy5hcHByZW50aS1tdXN1bG1hbi5mci93cC1jb250ZW50L3VwbG9hZHMvMjAxMy8wOC9wcmnDqHJlLWRlLWNvbnN1bHRhdGlvbi5tcDM"}); qui signifie: Mon Dieu, je cherche conseil auprès de Toi en vertu de Ta science, et de Ta Toute Puissance, et je T’implore de me combler de Ton immense grâce car Tu as certes pouvoir sur toute chose alors que je n’en ai aucun, Tu es Omniscient alors que je ne sais rien, et Tu es Celui qui connaît l’Invisible. Si Tu considères qu’en cette affaire – il faut la citer – il y a un bien pour moi, dans ma vie d’ici-bas et dans celle de l’au-delà, alors prescris-la pour moi, facilite-la pour moi et comble ma vie d’ici-bas et celle de l’au-delà de bénédictions? Mais si Tu vois en cette affaire – il faut la citer – un mal pour moi, alors éloigne-la de moi et éloigne-moi d’elle, accorde-moi le bien où qu’il se trouve et fais que j’en sois satisfait.

Ne pas se laver les pieds pendant les ablutions

Lorsqu’on fait les ablutions, il faut se laver les deux pieds jusqu’aux chevilles. Mais il est aussi permis de remplacer ce lavage des pieds par le passage de la main mouillée sur la partie supérieure (et non sur le dessous) des chaussettes que l’on porte. Il y a cependant quelques règles à respecter pour pouvoir avoir recours à cette permission. Il faut avoir enfilé ses chaussettes en état de pureté rituelle : Il faut donc que les petites ablutions que l’on a faites auparavant n’aient pas été annulées. Si ses petites ablutions avaient été annulées, il faut les refaire entièrement avant d’enfiler les chaussettes. Il faut qu’il s’agisse de chaussettes qui couvrent les chevilles également. La durée maximale pendant laquelle on pourra continuer à remplacer ainsi le lavage des pieds par le passage de la main humidifiée sur les chaussettes. Si on n’est pas en voyage, la durée est de un jour (24 heures) maximum, et si on est en voyage, elle est de trois jours (72 heures) maximum.

Bailler et Roter

     Il ne convient pas de dire quelque chose lors du bâillement car le Prophète a ordonné lors du bâillement de se retenir un maximum et si on y arrive pas alors de mettre sa main sur sa bouche. Roter est le symptôme de manger trop. Sauf le cas de maladie, l’homme ayant faim ne rote pas.  En rotant, il faut tourner sa tête de l’autre côté, ne pas roter vers les gens et la nourriture; et essayer de fermer la bouche pour qu’il n’y ait pas de bruit. Beaucoup de non Musulmans parmi les plus ignorants pensent que les Musulmans doivent roté à table .D’autres, ignorent les politesses de l’Islam et rotent partout ou ils vont. Le Prophète Mohammed, a dit à un homme qui s’est mis à roter :       » Cesse de faire des rots. Ceux qui mangent le plus dans la vie éphémère seront les plus affamés le Jour de la Résurrection. « 

Soumaya, la première martyre de l’islam

Le Prophète fut envoyé à La Mecque pour appeler à adorer un Dieu unique, alors que la Mosquée Sacrée était plein d’idoles. Ne répondirent à son appel que : Abou Bakr, Bilal, Khabab, Amar, Soumaya et Mouqdad, ainsi que les membres de sa famille. C’était le premier groupe de croyants allant à l’encontre de leur communauté respective, reniant par là même les idoles et la croyance de leur ancêtres, l’idolâtrie. Les Qoreïchites qui est la tribu dominante à la Mecque, ne pouvant supporter une telle honte, ils s’agacèrent contre tous ceux qui renièrent l’idolâtrie. Toutefois Mohammed fut protégé par son oncle, Abou Bakr était protégé par son clan. Quant à Bilal, Amar et Soumaya, personne ne se présenta pour prendre leur défense contre l’agacement des grands de Qoreïche. Soumaya fut torturé; en plus de la fouetter, elle fut privé de nourriture et d’eau sous un soleil de plomb. Emprisonnement, menaces de mort, tout y passa, cela matin et soir. Tous ces malheurs auraient pu cesser, si, et seulement si, elle avait renié sa nouvelle religion pour revenir à l’adoration de leurs idoles. Mais c’était sans compter sur l’inébranlable foi de Soumaya.
 La croyante Soumaya souffrit avec endurance sans abandonner et sans se tourmenter, pour tout ce qui arrivait dans la voie de Dieu. Le tortureur s’obstina dans ses supplices et ses intimidations afin de la convaincre, mais rien ne réussi, elle tena bon. Ne pouvant en venir à bout, il l’abandonna à un autre tortureur qui la sortit sur la place publique, lui faisant subir les plus pénibles des souffrances, sous la chaleur du soleil à son Zenith, sur le sable brûlant, l’insultant et la maltraitant, alors qu’elle était d’un âge avancé. Elle lui répondit avec fierté et détermination. Lorsque le prophète passa devant les prisonniers, voyant la famille de Yasser martyrisée et suppliciée, avec un coeur clément, il dit :  » Patientez, ô Famille de Yasser ! Votre rendez-vous sera le Paradis. «  Les Qoreïchites furent étonner devant une si grande résistance : face à une telle détresse, ce petit nombre de fidèles restait déterminé. Ils furent épatés par leur foi tenace et leur lucidité. Ils étaient incorruptibles, rien ne leur faisait plaisir, ni argent, ni situation élevée. 

Devant une telle obstination, la colère des Qoreïchites fut portée à son maximum. Aucune des membres de la famille de Yasser ne sortit indemne.
 Lorsque le Messager de Dieu passa près d’eux, Les prisonniers dirent :  » Ô Messager de Dieu ! La vie est ainsi faite. «  Le Messager dit:  » Patience, ô Mon Dieu! Pardonne à la famille de Yasser, c’est ce que Tu as déjà fait.  » Yasser mort en martyr, les Qoreïchites continuèrent à le supplicier. Quand à son fils Amar, sous la souffrance de la torture, les Qoreïchites arrivèrent à lui faire faire dire des obscénités sur Dieu, son Prophète et l’Islam. Ayant obtenu de lui ce qu’ils voulaient, ils le libérèrent. Il se rendit directement chez le Prophète lui raconter son humiliation et ce qu’il avait dit sous la persécution. 

Dieu fit descendre un verset du Coran en son honneur, disant ceci :  » Excepté celui qui est contraint tandis que son coeur demeure tranquille en la foi.  »  (S16, V.106) Il ne restait que Soumaya, de la famille de Yasser encore sous les craintes des Qoreïchites. Chaque jour sa foi grandissait. 

L’infidèle Qoreïchite continua de la martyriser sans répit, tout en l’insultant en ces termes grossiers :  » Tu as cru en Mohamed, parce que tu es amoureuse de lui et de sa beauté. «  
Elle l’offensa, et une fierté meurtrière s’empara de lui : il prit son sabre et le lui planta dans le cœur. 

Ainsi finit Soumaya, en martyre apaisée, pour la cause de l’Islam.

 Ce fut la première femme martyr. Elle fut l’exemple solide aux générations à venir de fermeté et d’endurance.

L’histoire de Hamza (l’oncle du Prophète)

  Il est l’oncle du Prophète Mohamed et son aîné de deux ans. Il est également son frère de lait et leurs mères sont cousines. Il se convertit à l’Islam deux ans après la révélation et fut un rempart pour l’Islam naissant. Un jour, un ennemi de l’Islam trouva le Prophète près d’un mont à la Mecque, l’insulta, le brutalisa et lui fit beaucoup de tort au sujet de sa religion. Le Prophète ne lui dit rien. L’ennemi partit s’asseoir avec un groupe de gens près de la Maison Sacrée. Une servante ayant assisté à la scène, intercepta Hamza l’oncle du prophète à son retour de la chasse à l’arc et l’informa de ce qu’elle venait de voir. En rentrant de chasse, Hamza avait pour habitude d’aller faire une marche autour de la Maison Sacrée. Ensuite, il discutait un peu avec chacun des groupes réunis près de la Maison Sacrée puis il rentrait chez lui. Il était connu à la Mecque pour sa puissance et sa poigne. Quand il croisa la servante en question, le Prophète était déjà rentré chez lui. La servante dit :  » Si seulement tu avais vu ce que ton neveu Mohamed a subi sur les mains d’un ennemi ! Il l’a trouvé assis ici même et l’a insulté et brutalisé et lui fit énormément de tort sans que Mohamed lui réponde.  » Hamza retenu sa colère et alla faire sa marche sans adresser la parole à personne, en réservant à cet ennemi un mauvais quart d’heure s’il venait à le croiser. Quand il arriva à la mosquée, il le vit assis dans un groupe. Il alla droit vers lui et arrivant devant lui il saisit son arc et lui donna un coup violent qui lui fendit la tête. Hamza lui dit :  » Oses-tu l’insulter alors que j’ai adopté sa religion et que je dis ce qu’il dit ? Reproche le moi donc aussi si tu en es capable !  » Des gens du clan Banû Makhzûm se levèrent pour prêter main forte à l’ennemi mais ce dernier les arrêta avouant qu’il avait réellement dépassé les limites avec le Prophète Mohamed. Depuis ce jour là, Hamza demeura un fidèle disciple du Prophète et le suivit dans tout ce qu’il dit. Ce jour là, Quraysh comprit que le Prophète était désormais le protégé de Hamza et réduisit un peu les atteintes qu’ils lui portaient jusqu’alors. Il fut assassiné pendant la bataille de Uhud par un esclave Ethiopien. Le Prophète le surnomma le Lion de Dieu et aussi le Seigneur des Martyrs.

Les débuts de la révélation au prophète

Les premières formes de révélation que le messager de Dieu reçut furent les rêves prémonitoires; chaque rêve qu’il faisait se réalisait clairement. Ensuite le prophète eut un penchant pour l’isolement, il se retirait dans la grotte de Hira et s’adonnait à l’adoration durant plusieurs nuits. Puis il retournait voir ses proches afin de se ravitailler en vivres suffisantes pour le même nombre de nuit. Il demeurait ainsi jusqu’au jour ou La vérité lui vint dans la grotte de Hira. L’ange lui dit :  » Lis !  » Le messager dit :  » Je ne sais pas lire ! «  L’ange répéta :  » Lis !  » Le messager dit :  » Je ne sais pas lire ! «   L’ange dit :  » Lis !  » Le messager dit :  » Je ne sais pas lire !  »  L’ange dit :  » Lis, par le nom de ton Seigneur qui a créé, qui a créé l’homme d’une adhérence. Lis ! Ton Seigneur est le plus Noble.  » Le messager retourna chez lui en gardant cela à l’esprit. Le messager dit :  » Couvrez moi ! Couvrez moi !  »  Puis la frayeur s’estompe; le prophète raconta alors à son épouse Khadijah ce qui lui était arrivé. Le messager dit :  » Je crains pour ma personne  » Son épouse dit :   » Mais non ! Je jure par Dieu qu’Il ne t’abandonnera jamais… Tu entretiens les liens de famille, tu soutiens les faibles, tu subviens aux besoins des pauvres, tu offres l’hospitalité… Tu apporte ton aide à chaque fois que la situation l’exige.  » Khadijah l’emmena ensuite chez son cousin Waraqa, il s’était converti au christianisme durant la période d’ignorance et savait écrire en hébreu. Il copiait de nombreux passages de l’Evangile en hébreu. Son âge était avancé et il avait perdu la vue. Khadijah dit :  » Mon cousin, écoute ce que ton neveu va te dire.  » Le vieillard dit :  » Qu’as-tu vu mon neveu?  » Waraqa dit :  » C’est l’ange Gabriel que Dieu a envoyé à Moïse! Ah j’aurais tant aimé être jeune à ce moment… J’aimerais rester  vivant jusqu’au jour où ton peuple te chassera !  » Le messager dit :  » Vont-ils donc le faire ?  » Waraqa dit :  » Bien sûr! Tous ceux qui ont porté le même message que toi se sont fait des ennemis. Si je suis toujours en vie quand le grand jour arrivera je te soutiendrai de toutes mes forces.  » Mais Waraqa ne tarda pas à rendre l’âme. La révélation n’apparaîtra plus pendant plus de six mois.

Le respect des animaux

 Cependant qu’un homme poursuivit son chemin, voilà qu’il ressentit une grande soif. Il trouva alors un puits, y descendit et en but. A sa sortie du puits se présenta un chien haletant et léchant la terre humide tellement il avait soif. L’homme se dit :  » Ce chien souffre de la soif autant que j’en souffrais moi- même.  » Il redescendit dans le puits, remplit d’eau sa chaussure, la tint avec ses dents et remonta. Il en abreuva le chien et Dieu loua son acte et lui pardonna ses péchés. L’homme dit :  » O Messager de Dieu ! Avons-nous donc un salaire pour nos bonnes actions envers les animaux ?  » Le Prophète dit :  » Pour toute créature vivante il y a un salaire à qui lui fait du bien.  »

Le divorce révocable

C’est le divorce où le mari garde le droit de reprendre sa femme durant le délai de divorce sans demander son accord et sans établir un nouveau contrat de mariage. Le délai de divorce écoulé, le mari ne peut plus reprendre sa femme, car elle est officiellement séparée de lui. Pour vivre de nouveau avec elle, il doit la demander en mariage, avoir son consentement et conclure un nouveau contrat de mariage. Ce genre de divorce se fait avec des expressions précises, comme :  » Je te répudie. «  Cependant, il n’est pas nécessaire, pour que le divorce soit effectif, que l’époux en formule l’intention. Il suffit qu’il prononce le divorce dans des termes clairs. Le divorce formulé clairement, est considéré comme un divorce non définitif tant qu’il n’est pas prononcé pour la troisième fois.

Le repentir : le retour à Dieu

Dieu glorifié et honoré accepte le repentir de l’homme tant qu’il n’est pas à l’agonie de la mort. Il était une fois un homme qui avait tué 99 personnes. Un jour il s’en alla poser la question à ce sujet. Il se rendit donc chez un moine. Il alla le trouver et lui dit qu’il avait tué quatre vingt dix neuf personnes. L’homme dit :  » Mes péchés peuvent-ils être pardonnés ? Le religieux dit :  » Non. «  Il le tua sur le coup et compléta ainsi à cent le nombre de ses victimes. Puis il demanda quel était l’homme le plus savant de la terre. On lui en désigna un. L’homme dit :  » J’ai tué cent personnes. Ai-je encore quelque possibilité de me repentir ? «  Le savant répondit :  » Va à tel pays. Là vivent des gens qui ne font qu’adorer Dieu. «  Il se mit donc en marche et lorsqu’il fut à la moitié du chemin il fut atteint par la mort. Les Anges de la miséricorde se disputèrent à son sujet avec les Anges des tourments. Les Anges de la miséricorde dirent :  » Il est venu plein de repentir désirant de tout son cœur retourner à Dieu. «  Les Anges des tourments répondirent :  » Il n’a jamais fait de bien dans sa vie. «  C’est alors qu’un Ange vint à eux sous une apparence humaine. Ils le prirent comme arbitre. L’Ange dit :  » Mesurez la distance qui le sépare de la terre du mal et celle qui le sépare de la terre du bien. Destinez le ensuite à celle dont il est le plus proche. Ils mesurèrent et trouvèrent qu’il était plus près de la terre qu’il voulait rejoindre et ce furent les Anges de la miséricorde qui lui retirèrent son âme.

Prier avant l’heure

La prière d’une personne avant son heure n’est pas permise lorsqu’il s’agit d’une prière obligatoire. Celui qui procède à une prière avant son heure, alors sa prière n’est pas agréée en tant qu’obligatoire mais elle est considérée comme surérogatoire, c’est à dire qu’il aura la récompense d’une surérogatoire, et il doit refaire sa prière après que l’heure soit commencée.   Les savants déclarent que la personne qui n’a pas accomplit la prière à son heure prescrite, et ce en raison d’une raison valable tel qu’un oubli où parce qu’il s’est réveillé après le temps de la prière, devra exécuter cette prière manquée dès qu’il s’en souvient ou bien dès son réveil.     Accomplissez la Salât demeure, pour les croyants, une prescription, à des temps déterminés. (Sourate 4, verset 103)

Fermer les yeux dans la prière

Fermer les yeux un court instant dans la prière est permis, cependant cela ne doit pas être une pratique continue, régulière. Il doit dis que la personne doit prier sans fermer ses yeux. Il a été établi que le Prophète a prié en portant un vêtement à rayures ou à motifs et a été distrait dans sa prière. Il pouvait fermer ses yeux pour que ce vêtement ne le distraie pas. Il ne nous a pas appris à fermer nos yeux pendant la prière. Cependant, fermer ses yeux pendant une seconde, pendant un moment très bref, pour se concentrer à nouveau et gagner en soumission, sans fermer ses yeux pour la prière entière, il semble que cela soit permis, tant que cela n’est pas pris comme une habitude régulière.    

La conversion de Omar ibn Al-Khattab

Cet homme qui, étant encore dans l’ignorance du polythéisme, alla jusqu’à enterrer sa fille vivante, s’inquiétait du sort d’une simple mule lorsqu’il devint un chef ayant sous son autorité un plus grand territoire que n’aurait jamais pu posséder un roi ou un empereur. Omar dit :  » Aimeriez-vous savoir comment Dieu m’a guidé vers l’islam ? «  On lui répondit :  » Oui ! «  Omar dit :  » J’étais l’un des pires ennemis du Prophète. Mais voilà qu’un jour, alors que je marchais, sous une chaleur torride, dans une ruelle de la Mecque, un homme est venu à ma rencontre. «  L’homme m’a dit :  » Tu prétends vouloir éliminer Mohamed alors que ce qu’il prononce a contaminé même ta famille. Ta sœur a renié la foi de ses ancêtres. «  Sous le coup de la colère, je me précipitai chez ma sœur pour voir de quoi il retournait. Il faut préciser que le Prophète avait l’habitude de répartir les premiers convertis en petits groupes et de les placer sous la responsabilité et à la charge du meilleur d’entre eux. C’est ainsi qu’il avait affecté deux hommes à mon beau-frère. Arrivé à la demeure de ma sœur, je frappai à la porte, décidé à en avoir le cœur net. On a demandé qui était là et j’ai dis mon identité. Ce fut comme une panique à l’annonce de mon nom. Les gens qui étaient réunis pour lire le Coran et le méditer, en entendant ma voix, avaient quitté rapidement la pièce où ils étaient, oubliant derrière eux un feuillet du Coran. En m’ouvrant la porte, ma soeur était troublée. Je l’interpellai rudement :  » Ô ennemie de toi-même, on m’a dit que tu avais renié la religion de tes ancêtres ! «  Devant son silence, je l’ai frappée au visage, provoquant une saignée de sang. En pleurant, elle m’a répliqué :  » Oui! Je me suis soumise à Dieu : Fais ce que tu veux! «  Puis, je suis entré à l’intérieur de la maison et je me suis assis sur un divan. C’est alors que j’ai aperçu le feuillet dans un coin. J’ai dit à ma sœur :  » Qu’est-ce que c’est ? Fais-moi voir. «  Elle me répondit :  » Non ! Je ne peux te le donner. Tu n’es pas digne de le toucher! Tu ne te purifies pas! Car seuls les gens en état de purification peuvent le toucher. «  Je ne cessai d’insister, jusqu’à ce qu’elle me l’eut donné. J’ai commencé à lire :  » Au nom de Dieu, le Tout-Miséricordieux, le Très-miséricordieux ! «  J’ai aussitôt été saisi de panique et j’ai lâché le feuillet. Reprenant mon calme, j’ai ramassé le feuillet et j’ai continué à lire :  » Tout ce qui est dans les cieux et la terre glorifie Dieu. Et c’est Lui le Puissant, le Sage. «  Chaque fois que je lisais un passage mentionnant le Nom de Dieu, je ressentais une émotion en moi, jusqu’à ce que j’arrive à la parole du Très-Haut.  » Croyez en Dieu et en Son Messager, et dépensez de ce dont Il vous a donné la lieutenance. Ceux d’entre vous qui croient et dépensent pour la cause de Dieu auront une grande récompense. 
Et qu’avez-vous à ne pas croire en Dieu, alors que le Messager vous appelle à croire en Votre Seigneur ? Et Dieu a déjà pris acte de votre engagement si vous êtes sincères dans votre foi.  » Là, je me suis arrêté et, touché par tant d’éloquence et de Majesté, je proclamai :  » Il n’y a de dieu que Dieu et Muhammad est le Messager de Dieu ! «  Les gens cachés dans une autre pièce sortirent alors en criant Dieu est grand. Ils me dirent :  » Réjouis-toi, Ibn Al-Khattab ! Nous avons entendu le Messager de Dieu invoquer Dieu ce lundi en disant : Seigneur, honore l’islam par la conversion de l’un de ces hommes : Omar Ibn Al-Khattab ! Nous espérions qu’il en soit ainsi. «  Je leur ai demandé alors de me montrer où je pourrais trouver le Prophète. On m’indiqua une demeure au bas de la colline de Safâ. Je m’y rendis et, en arrivant, j’ai frappé à la porte en m’annonçant. Les musulmans, connaissant ma dureté et ma haine envers le Prophète, ils refusèrent d’ouvrir la porte. Mais l’Envoyé de Dieu ordonna qu’on m’ouvrit. Après m’avoir ouvert, deux d’entre eux essayèrent de s’emparer de moi, mais le Prophète leur ordonna de me laisser. Alors, il s’approcha de moi, prit par les vêtements. Le Prophète me dit :  » ‘Soumets-toi à Dieu, Ibn-Al-Khattab, ô Seigneur, guides-le ! «  C’est alors qu’entre ses mains, j’annonçai ma conversion en prononçant l’attestation de foi. L’assistance accompagna mon annonce par un Dieu est grand que tous les habitants de la Mecque entendirent. « 

Salman le Perse

Un jour, Salman raconta sa vie en ces termes : J’étais un jeune persan et j’habitais dans un village dont mon père fut le chef et le concitoyen le plus riche. Mon père décida de m’enfermer à la maison par crainte pour moi, tel que l’on faisait exactement avec les jeunes filles. Un jour, ayant été retenu par quelque affaire, il fut dans l’impossibilité de s’y rendre et m’envoya à sa place. Sur ma route, je passai par l’un de ces édifices consacrés au culte des chrétiens et j’entendis leurs voix pendant la célébration de la prière. Ceci retenu mon attention, je ne savais rien sur la foi chrétienne ou sur les autres religions. Ayant entendu leurs voix, je pénétrai dans leur église pour voir ce qu’ils étaient en train de faire. Les ayant contemplés, j’admirai leurs prières et eut une grande aptitude à embrasser leur religion. Je restais auprès d’eux jusqu’au coucher du soleil en transgressant l’ordre paternel. A la nuit tombante, je rentrai chez moi. Et mon père me demanda ce que j’avais fait. Mes paroles effrayèrent mon père qui eut peur, il me cloîtra à la maison. Je transmis un message à un homme saint pour me tenir au courant quand une caravane en destination pour la Syrie passait. Peu de temps après, l’occasion devint propice. Je pus alors sortis en leur compagnie après m’être déguisé. Une fois arrivant en Syrie, je demanda qui était l’homme le plus calé dans cette religion. On m’a répondu que l’archevêque été placé à la tête de l’église. J’allai le trouver et lui montrais le désire d’embrasser le christianisme et que je voulais bien rester auprès de lui à son service pour qu’il m’instruit dans la religion et que je fasse les prières. Il consentit à ma proposition et je me suis mis alors à son service. Cependant, je ne tardai pas à constater qu’il était un mauvais homme. Il encourageait ses adeptes à la charité en leur faisant valoir une grande récompense. Et dès qu’ils lui faisaient l’aumône pour qu’il la dépense dans la voie de Dieu, il s’en accaparait sans rien donner aux pauvres, jusqu’à ce qu’il eût amassé de l’or à emplir sept jarres. Par conséquent, je le détestais de tout mon cœur. Peu de temps après, il mourut et quand les hommes saints s’étaient réunis pour procéder à son enterrement. Je leur dis que cet homme était méchant et qu’il les ordonnait à faire l’aumône et et quand vous la lui faisiez, il l’accumulait sans rien donner aux pauvres. Ils me demandèrent comment je le savais, je leur montra où il avait enfoui son trésor. Une fois qu’il l’avait vu, ils décidèrent de ne pas l’enterrer. Ils le crucifièrent et se mirent à lapider son cadavre. Puis, ils désignèrent à son poste un autre homme auquel je m’attachais. Je n’ai jamais vu un homme plus ermite que lui, renonçant aux choses de ce monde et ne désirant que celles de l’au-delà. Je lui vouais donc un profond amour et je demeurais à ses côtés pendant une longue période. Dans son lit de mort, je lui demanda qui il me recommande, a qui devrais- je m’attacher après son décès. Il m’indiqua un homme vivant en Irak ayant la même discipline. A la mort de mon compagnon, j’allai rejoindre l’homme d’Irak, à qui je racontai mon histoire. L’ayant terminée, sa réponse fut positive. Je me séjournai chez lui et je constatai qu’il était un homme parfait. Mais, peu après, il rendit le dernier soupir. A l’article de la mort, je lui demandai a qui il me recommande, a qui il peut m’ordonnait d’aller rejoindre. Il me dit que c’est bien le temps de l’avènement d’un Prophète qui va apparaître au territoire arabe. Il professera la religion d’Abraham et s’expatria en émigration vers un terrain peuplé de palmiers, situé entre deux terres arides. Il sera reconnu à des signes incontestables : il mange du cadeau qu’on lui offre, ne touche jamais à ce qui est destiné à l’aumône et entre ses épaules, il y a le cachet de la prophétie. Puis, il rendit le dernier soupir. Un jour, un groupe de marchands arabes issus de la tribu Kalb passait par l’Irak, je leur proposai alors de m’emmener avec eux aux pays des Arabes, en échange de ma vache et de ma part du butin. Une fois arrivés en Lybie, ils me trahirent et me vendirent à un juif et j’entrai donc en son service. Peu après, l’un de ses cousins, issu des tribus juive de Médine, ayant venu lui rendre visite, m’acheta et m’emmena avec lui à Médine où je vis les palmeraies dont m’avait parlé mon compagnon d’Irak et je connus alors Médine par à la description déjà faite par mon compagnon. A cette époque, le Prophète était en train de prêcher l’islam parmi ses compatriotes Mecquois. Toutefois, je n’entendais rien de ses nouvelles, parce que j’étais tellement absorbé par mes charges d’esclave. Quand le Prophète pénétra dans Médine, je me trouvais en haut de l’un des palmiers de mon maître, en train d’y effectuer quelque besogne. Alors que mon maître était assis au pied duquel, l’un de ses cousins, vint lui dire qu’une tribu juives de Médine entourent un homme qui vient d’arriver aujourd’hui de La Mecque et qui prétend être un Prophète. Sur le soir, je pris quelques dattes de ce que j’avais cueillies et je me dirigeai vers le lieu où l’on donnait l’hospitalité au Prophète. Je lui dis que j’avais entendu dire qu’il était un homme pieux et qu’il avait des compagnons étrangers et nécessiteux. Je lui donna les dates qu’il donna à ses Compagnons. Tandis qu’il refuse à y goûter. Voici l’un des signes de la prophétie. Je partis, ensuite, et me mis à ramasser quelques dattes. Je vins lui dire que j’avais remarqué qu’il ne goûtez pas à l’aumône, et que voici un cadeau que je vous offre avec tout mon respect. Il en mangea et invita ses Compagnons de le partager avec lui. Voici le second des signes de la prophétie. Je vins, un jour, trouver le Prophète pendant qu’il fut au cimetière en train d’enterrer l’un de ses Compagnons. Je le saluai, puis je retournai pour regarder son dos, en essayant de voir le cachet déjà décrit par mon compagnon d’Irak. Quand le Prophète m’aperçut en train de fixer son dos, il comprit mon intention. Sur ce, il enleva sa cape en me dénudant son dos. Aussitôt que j’ai vu le cachet de la prophétie, je me jetai sur lui en l’embrassant tout en pleurant. Le Prophète me demande alors ce qu’il me prend. Je me mis à lui raconter mon histoire qu’il admira. Il m’ordonna avec joie de la répéter par moi-même à ses Compagnons qui s’en étonnèrent et s’en réjouirent. Salman embrassa l’Islam et fut délivré de l’esclavage. Etant compté parmi les plus estimables Compagnons, il se chargea du gouvernement de certains pays.

L’histoire de Abduallah ibn Mas’oud

Le soleil était brûlant. Et il n’y avait aucun espoir de trouver de l’eau dans les gorges arides des montagnes de la Mecque, où le Prophète et son compagnon Abou Bakr étaient venus chercher un peu de répit contre l’oppression et le harcèlement des non croyants de la Mecque. Comme ils pénétraient plus profondément encore dans les dépressions montagneuses, une soif intolérable les envahit, une soif qui leur enlevait toute énergie et desséchait leur gorge. Ils poursuivaient leur chemin, en quête d’eau, lorsqu’ils aperçurent un garçon qui menait un troupeau de moutons. Il paraissait jeune et fragile, mais lorsqu’ils se rapprochèrent de lui, ils comprirent qu’il s’agissait d’un adolescent. Le Prophète dit :  » Jeune homme, donne-nous un peu de lait de l’une de ces brebis pour étancher notre soif.  » Le garçon dit :  » Je ne peux pas, car on m’a confié ces moutons, ils ne m’appartiennent pas.  » Le Prophète ne discuta pas; l’honnêteté du garçon lui faisait vraiment plaisir. Le Prophète dit :  » Montre-nous une brebis qui n’a pas encore eu de petits.  » Le garçon dit :  » Ça, je peux le faire.  » Le Prophète attrapa la brebis que lui désignait le garçon et pressa ses mamelles en invoquant Dieu. À son grand étonnement, le jeune vit les mamelles s’enfler, puis produire du lait. Il savait très bien qu’une brebis n’ayant jamais eu de petits ne pouvait donner de lait. Abou Bakr apporta une pierre creuse, que le Prophète emplit de lait. Il donna à boire à Abou Bakr et au garçon. Le Prophète dit :  » Reprends ta forme !  » et il se resserra jusqu’à reprendre sa taille normale. Le garçon dit:  » Apprends-moi les mots que tu viens de dire.  » Le Prophète répondit :  » Tu es un garçon intelligent.  » Peu après, le garçon devint musulman. Comment ne le serait-il pas devenu après avoir été initié à l’Islam par un tel miracle ! Ce jeune s’appelait Abduallah ibn Mas’oud. Avant de rencontrer le Prophète, il avait entendu les gens parler d’un homme qui se disait prophète, mais il n’y avait pas vraiment porté attention, probablement en raison de son jeune âge, et aussi parce qu’il se trouvait loin de la Mecque la plupart du temps, étant chargé de faire paître les moutons dans les montagnes depuis l’aube jusqu’au coucher du soleil. Peu de temps après cet événement, ibn Mas’oud offrit au Prophète d’entrer à son service. Il abandonna son poste de berger pour être avec lui, et il devint plus près de lui que son ombre. Il était avec lui lors de ses voyages et il était également avec lui lorsqu’il était en ville. Il le réveillait à l’heure lorsqu’il dormait et le masquait aux regards lorsqu’il se lavait. Il lui apportait ses chaussures lorsqu’il s’apprêtait à sortir et les lui retirait lorsqu’il rentrait. Il portait son siwak et son bâton et dormait dans une chambre proche à la sienne. Le Prophète lui permettait d’entrer chez lui à n’importe quel moment et ne lui cachait jamais rien, au point où on se mit à l’appeler le gardien des secrets du Prophète. Mais le désir le plus profond d’Ibn Mas’oud était d’acquérir des connaissances auprès du Prophète et de suivre son exemple en toute chose. Il vécut donc dans sa maison et le Prophète devint son guide. La sincérité de la foi de Ibn Mas’oud se révéla réellement lorsqu’il osa, un jour, faire une chose que nul autre que le Prophète n’avait osée avant lui, réciter le Coran à voix haute dans la Mosquée sacrée. À ce moment-là, les musulmans étaient peu nombreux et vulnérables. Les compagnons du Prophète dirent :  » Par Allah, Quoriches n’a jamais entendu ce Coran lui être récité clairement. Y a-t-il quelqu’un, parmi nous, qui se porterait volontaire pour le leur faire connaître ?  » Ibn Mas’oud se leva d’un bond :  » Moi ! Je vais le faire !  » Les compagnons lui répondirent :  » Nous avons peur pour toi. Il faut un homme de bonne famille, car cette dernière le protégera s’il est attaqué par les gens.  » Ibn Mas’oud dit :  » Laissez-moi faire. C’est Allah qui me protégera.  » Le matin suivant, il se rendit à la Mosquée sacrée au moment où les chefs de Quoriches y étaient rassemblés. Lorsqu’il atteignit l’endroit connu sous le nom de la station d’Abraham, il récita la sourate Le Tout Miséricordieux. Les Quoriches se demandèrent :  » Mais qu’est-ce que le fils d’Oumm Abd raconte ? Malheur à lui ! Il est entrain de réciter certaines des paroles que prêche Mohammed !  » Ils se levèrent comme un seul homme et firent pleuvoir les coups sur lui, le frappant au visage et sur la tête, tandis qu’il persistait à réciter les paroles d’Allah aussi longtemps que Dieu le lui permit. Puis il retourna voir ses compagnons, le visage enflé et ensanglanté. Les compagnons du Prophète s’exclamèrent :  » Voilà exactement ce que nous craignions qu’il ne t’arrive !  » Ibn Mas’oud répondit :  » Les ennemis d’Allah ne me sont jamais apparus aussi méprisables qu’aujourd’hui, et si vous le voulez, j’y retournerai demain et je ferai la même chose.  » Les compagnons du Prophète dirent :  » Non ! Tu en as assez fai t! Tu leur as fait entendre ce qu’ils ne veulent point entendre.  » Non seulement Ibn Mas’oud était un jeune homme courageux et déterminé, il était également celui qui, parmi les compagnons, qui connaissait le mieux le Coran et son interprétation, au point où on lui avait donné le titre de savant de la communauté. « 

L’aveugle, le lépreux et le chauve

Dieu a voulu mettre à l’épreuve trois israélites : un lépreux, un chauve et un aveugle. Il leur envoya un ange qui se rendit d’abord chez le lépreux. L’ange dit :  » Que désires-tu le plus au monde ?  » Le lépreux dit :  » Une belle peau et un beau teint ! Les gens sont écoeurés lorsqu’ils me voient.  » L’Ange ayant passé sa main sur cet homme, les taches de la lèpre disparurent. L’ange dit :  » Quels biens préfères-tu ?  » Le lépreux dit :  » Les chameaux.  » Il reçut alors une chamelle à terme. L’ange dit :  » Que ta chamelle soit bénie. «  L’ange alla ensuite voir le chauve. L’ange dit :  » Que désires-tu le plus ?  » Le chauve dit : « Avoir de beaux cheveux, ne plus connaître la calvitie !  » L’ange passa alors sa main sur la tête du chauve, celle-ci se couvrit d’une belle chevelure. L’ange dit :  » Quels biens préfères-tu ?  » Le chauve dit :  » Les vaches.  » Il lui donna alors une vache pleine. L’ange dit :  » Que ta vache soit bénie ! «  L’ange se rendit ensuite chez l’aveugle. L’ange dit :  » Que désires-tu le plus ?  » L’aveugle dit :  » Qu’Allah me rende la vue pour que je puisse voir les gens.  » L’Ange passa alors sa main sur les yeux de l’aveugle et Allah lui rendit alors la vue. L’ange dit :  » Quels biens préfères-tu ?  » L’aveugle dit :  » Les moutons.  » Il lui donna alors une brebis et son petit. Les bêtes de chacun se reproduirent, si bien que le premier posséda un immense troupeau de chameau, le deuxième un immense troupeau de vaches et le dernier un immense troupeau de moutons. Quelque temps après cela, l’Ange, reprenant la figure d’un lépreux, vint trouver le lépreux d’autrefois. L’ange dit :  » Je suis un misérable voyageur sans le sous! Je n’ai plus rien, à moins qu’Allah puis toi ne m’aident! Au nom de Celui qui t’a fait don de cette belle couleur, de cette jolie peau et de toutes ces richesses, je te demande de me donner un chameau pour que je puisse continuer ma route.  » Le lépreux dit :  » Tu sais, je dois beaucoup d’argent…  » L’ange dit :  » Mais on dirait que je te connais! Ne serais-tu pas ce lépreux à la vue duquel les gens étaient écoeurés ? Ce pauvre qu’Allah a enrichit ?  » Le lépreux dit : « Ceci est un héritage de père en fils.  » L’ange dit :  » Si tu mens alors qu’Allah te relègue à ta première condition ! «  L’ange alla ensuite voir l’ancien chauve sous l’apparence qu’il avait auparavant. Ils échangèrent les mêmes mots. L’ange dit :  » Si tu mens alors qu’Allah te relègue à ta première condition ! «  L’ange se rendit ensuite chez l’ancien aveugle sous l’aspect qu’il avait auparavant. L’ange dit :  » Je suis un misérable voyageur sans le sous! Je n’ai plus rien, à moins qu’Allah puis toi ne m’aident! Au nom de Celui qui t’a rendu la vue je te demande de me faire don d’une brebis pur que je puisse continuer ma route.  » L’aveugle dit :  » J’étais aveugle puis Allah m’a redonné la vue, j’étais pauvre et Allah m’a enrichit… Prends donc ce que tu veux, je jure qu’aujourd’hui, quoi que tu prennes pour Allah, je ne t’en voudrais pas!  » L’ange dit :  » Gare tes moutons ! Vous avez en fait été mis à l’épreuve… Allah est satisfait de toi, contrairement à tes deux compères. « 

Le divorce irrévocable

Le première forme de divorce irrévocable s’applique après deux premier divorce révocable que le mari prononce en des termes allusifs avec l’intention de se séparer de sa femme, en disant par exemple :  » Regagne le domicile de tes parents. «  Le divorce enlève de suite toutes les règles juridiques liés au mariage. Toutefois, la femme doit observer le délai de divorce. L’époux ne pourra reprendre sa femme que lorsque sera établi un nouveau contrat de mariage. La seconde forme de divorce irrévocable s’applique à la troisième demande de divorce ou à la prononciation en une seule fois des trois répudiations légales. Cela met fin au mariage et interdit à l’époux de reprendre sa femme, même s’il établit un nouveau contrat de mariage. Il ne pourra l’épouser une nouvelle fois que si elle contracte un mariage avec un autre homme, divorce de lui et observe le délai de divorce.

La cupidité aveugle

Un jour, un homme accompagnait Jésus. L’homme dit :  » Je veut rester avec toi et être ton compagnon. «  Ils se mirent en route et arrivèrent sur la berge d’une rivière, où ils s’assirent pour manger. Ils avaient trois miches de pain. Ils en mangèrent deux, et il restait une troisième. Alors Jésus se leva et alla à la rivière pour boire. Quand il revint, il ne trouva plus la troisième miche. Jésus demanda à l’homme :  » Qui a pris la miche ? L’homme dit :  » Je ne sais pas. «  Jésus reprit la route avec l’homme, et il vit une biche avec deux de ses petits. Jésus appela l’un deux, qui vint à lui. Alors Jésus le tua, le fit rôtir et le mangea avec son compagnon. Jésus dit au jeune cerf :  » Relève-toi, avec la permission de Dieu. «  Le cerf se leva et partit. Jésus se tourna alors vers son compagnon. Jésus dit :  » Je te le demande au nom de Celui qui t’a montré ce miracle, qui a prit la miche ? «  L’homme dit :  » Je ne sais pas. «  Les deux hommes arrivèrent alors à une étendue d’eau dans une vallée. Jésus prit l’homme par la main et ils marchèrent sur l’eau. Quand ils eurent traversé, Jésus posa la même question à l’homme qui répondit toujours qu’il ne savait pas. Ils arrivèrent alors à un désert sans eau et ils s’assirent sur le sol. Jésus commença à rassembler un peu de terre et de sable. Jésus dit :  » Transforme-toi en or, avec la permission de Dieu. «  La terre et le sable se transforma en or; Jésus répartit l’or en trois parts. Jésus dit :  » Un tiers pour moi, un tiers pour toi, et un tiers pour qui a pris la miche. «  L’homme dit :  » C’est moi qui ai pris la miche. «  Jésus dit :  » Tout l’or est pour toi. «  Puis Jésus le quitta. Deux hommes tombèrent sur l’homme par hasard dans le désert avec l’or, et ils voulurent le voler et le tuer. L’homme dit :  » Partageons-le en trois parties entre nous, et envoyons l’un de vous deux en ville pour nous acheter quelque chose à manger.  » L’un d’entre eux fut envoyé. Le premier voleur dit à lui même :  » Pourquoi devrais-je partager l’or avec ces deux là ? Je vais plutôt empoisonner la nourriture et j’aurai tout l’or pour moi.  » Il partit, et c’est ce qu’il fit. Entre-temps, les deux autres hommes étaient restés en arrière. Ils se dirent l’un à l’autre :  » Pourquoi devrions nous donner un tiers de l’or ? Tuons le plutôt quand il reviendra et partageons l’argent entre nous.  » Quand l’autre revint, ils le tuèrent, mangèrent la nourriture et moururent. L’or resta dans le désert avec les trois hommes à coté de lui. Jésus passa par là, les trouva dans cette situation. Jésus dit à ces compagnons :  » Voici le monde. Gardez-vous en.  »

Le nombre de prière

Un jour, alors qu’il dormait profondément dans l’enceinte de la Maison Sacrée, le Prophète fut réveillé par l’ange Gabriel. Ce dernier lui demanda de monter un animal céleste et tous deux se dirigèrent vers les cieux. Le Prophète, rencontra à chaque ciel ses frères prophètes: Moïse, Abraham, Jésus et tant d’autres prophètes. Puis il se rendit là où aucun homme n’avait jamais été; dans le ciel le plus rapproché, après le septième ciel. L’ange Gabriel ne pouvait pas aller plus loin, mais il montra la voie à suivre à Mohamed qui traversa voile après voile, jusqu’à être devant son Seigneur. Mohamed était devant Dieu le plus Grand et le plus Élevé. En signe d’humilité, il se prosterna et Dieu lui fit alors don d’un présent immense. Dieu dit :  » Prends, voici un cadeau pour ta communauté. «  Ce cadeau, c’était la prière; Mohamed fut reconnaissant. Après avoir remercié son Seigneur, il prit la route du retour, emmenant avec lui ce trésor. Sur le chemin, il rencontra à nouveau Moïse. Moïse dit :  » Que t’a donné ton Seigneur ? «  Mohamed dit :  » Il m’a donné la prière comme présent pour ma communauté. «  Moïse dit :  » Combien de prières devrez-vous accomplir dans la journée ? «  Mohamed répondit :  » Cinquante. «  Moïse dit :  » Jamais ta communauté ne supportera cinquante prières. Retourne auprès de ton Seigneur et demande-lui de diminuer le nombre des prières quotidiennes. «  Suivant ce précieux conseil, Mohamed s’en retourna alors vers Dieu pour faire cette demande. Dieu limita alors le nombre des prières à quarante. Mohamed s’en retourna et rencontra de nouveau Moïse qui lui posa la même question. Mais une fois encore, le sage prophète Moïse répéta la même chose. Moïse dit :  » C’est encore trop, retourne vers ton Seigneur. Demande Lui de réduire le nombre de prières journalières. «  Le Prophète s’en retourna. À chaque fois, Dieu enleva dix prières, mais à chaque fois que Mohamed rencontra Moïse, celui-ci lui disait que c’était trop. Dieu limita alors à cinq, le nombre de prières quotidiennes en promettant que chaque prière aurait la valeur de dix prières.