L’Enfer

La tradition Islamique enseigne que l’Enfer est un lieu abominable ou sont envoyés les mécréants qui sont morts sans attester l’existence et l’unicité de Dieu, ou sachant la vérité et ont ignoré tout simplement les préceptes divins durant leur vie première. La négation du divin constitue à elle seule un péché impardonnable en Islam.

Le prophète Mohammed a passé plus de 10 ans à la Mecque à édifier le concept d’unicité de Dieu dans le cœur des gens, ce dernier ne demandant qu’une seule chose aux idolâtres, pour que ces derniers évitent l’Enfer :

Dites qu’il n y a qu’un seul Dieu et vous aurez le Paradis.

Les humains subissent ainsi en Enfer toute sorte de supplices physiques, mais la douleur ressentie ne l’est pas uniquement au niveau du corps, car l’âme également souffre en complément de ce dernier.

S’il y a bien une chose complexe à assimiler pour le cerveau d’un être humain, c’est bien le concept même de l’éternité. Pour tout être, on considère le temps dépassé une fois la mort consommée. Aussi, de même que le Paradis est acquis pour l’éternité au croyant, l’Enfer lui est éternel pour les incrédules qui n’ont pas reconnu l’unicité de Dieu.

Si les mécréants sont condamnés à l’enfer éternel, les musulmans n’ont pas acquis pour autant leur place au Paradis. Ceux qui auront mené une vie parsemée de mauvaises actions, la tradition affirme qu’ils iront en Enfer où ils recevront les mêmes supplices que les autres gens de l’Enfer. Cependant leur passage est limité dans le temps et constitue une sorte de purification, car ces derniers croyaient tout de même en un Dieu unique et que Mohammed était son prophète. Les interprètes de la tradition soutiennent l’idée que la durée de passage en Enfer des musulmans mal agissant est proportionnelle à la gravité de leurs fautes, et que leur sortie de l’Enfer ne dépend que de la miséricorde Divine.

Enfin, il est important pour tout musulman de se préserver au maximum du châtiment, en accomplissant les bonnes œuvres et en s’écartant des mauvaises. Ceci demande bien sûr de la part du croyant un réel investissement personnel.