Les règles du jeûne


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  • Jeûner avant le mois de ramadan
Il est interdit de jeûner un ou deux jours avant le mois de ramadan par précaution pour être sûr de jeûner tou le mois de ramadan. Mais il n’y a aucun mal pour celui qui a l’habitude d’observer des jours de jeûnes et que ceux-ci coïncident avec ces jours s’il ne le fait pas par peur de ne pas jeûner tout le mois de ramadan.
Celui qui a l’habitude de jeûner les lundi et jeudi et que ces jours coïncident avec la fin du mois qui précède le mois de ramadan est un exemple. Il en est de même pour le musulman qui observe un jeûne obligatoire comme celui en rapport avec un vœu, ou le jeûne d’expiation ou celui de compensation de jours non jeûné du ramadan passé.
  • Formulé l’intention de jeûner
Le jeûne obligatoire n’est pas valide lorsque l’intention n’a pas été formulée la veille du jeûne. Les actes ne valent que par les intentions et chacun sera récompensé en fonction de son intention.
  • Manger ou boire délibérément pendant le ramadan
Il est interdit au jeûneur de manger ou de boire après l’apparition de la réelle lueur de l’aube. Celui qui mange ou boit délibérément en ayant conscience qu’il doit jeûner et sans aucune raison valable, son jeûne est invalide.
Celui qui accomplit ce péché devra compenser ce jour de jeûne par un autre en suppliant sincèrement le pardon d’Allah, en regrettant et en mettant fin à ce péché.
  • Manger ou boire par oubli
Celui qui mange ou boit par oubli, son jeûne reste valide et il est dispensé de la compensation d’après le plus juste avis des savants, car l’oubli ne peut être puni.
  • Celui qui a des rapports sexuels pendant les jours de ramadan
Quiconque a des rapports charnels avec son épouse en journée de ramadan alors qu’il est en état de jeûne, son jeûne est annulé. Ceci, s’il le fait volontairement et en connaissance de cause. La compensation de cette journée par une autre lui est obligatoire.
De même, il doit se repentir sincèrement. Son repentir doit être accompagné d’un remords et de la renonciation de réitérer cet acte.
De plus, une expiation lui est imposée qui consiste à affranchir un esclave, s’il n’en trouve pas, il jeûnera deux mois consécutifs, s’il en est incapable, il nourrira soixante pauvres.
Les rapports sexuels accomplis délibérément dans la journée de ramadan par un musulman dont les prescriptions islamiques sont obligatoires, qui est résident, en bonne santé, conscient, comptent parmi les grands péchés.
  • Dormir et la perte de connaissance toute la journée de ramadan
Le jeûne de celui qui dort toute la journée reste valide, car la sensation du jeûne est toujours ressentie pendant le sommeil. Quant au jeûneur qui s’est évanoui et reste dans cet état toute la journée, il lui est demandé de compenser cette journée, car il doit répondre aux obligations islamiques.
Aussi, la sensation du jeûne est totalement inexistante pendant la perte de connaissance, alors qu’il se doit d’avoir une intention.
  • L’éjaculation involontaire durant le ramadan
Le jeûneur qui éjacule (dans son sommeil) en journée de ramadan doit prendre un bain rituel et son jeûne reste valable, car ceci ne dépend ni de son choix, ni de sa volonté.
  • Celui qui est en état d’impureté majeure jusqu’au lever du soleil
Le jeûne de celui qui se réveille le matin, après l’aube, en état d’impureté majeure à la suite d’un rapport sexuel ou d’un rêve érotique, reste valide même s’il ne prend son bain rituel qu’après le lever du jour. Par ailleurs, ceci n’est possible que s’il s’est abstenu de manger et de boire et de tout ce qui annule le jeûne en ayant bien l’intention de jeûner avant l’aube.
La règle est identique pour les femmes dont les règles et les lochies se sont estompées et qui ne se sont lavées qu’après l’aube, leur jeûne reste valide.
  • Le jeûne de Ramadan pendant un voyage
Il est permis au voyageur pendant le mois de ramadan de rompre le jeûne toute la durée de son voyage et de rattraper le nombre exact de jours pendant lesquels il n’a pas jeûné.
Le voyageur pendant le mois de ramadan peut choisir entre jeûner ou pas. S’il choisit de ne pas jeûner, il est tenu de compenser les jours manqués.
  • Le jeûne de Ramadan en étant malade
Il est permis au malade de rompre le jeûne pendant le mois de ramadan et de compenser après sa maladie le nombre de jours qu’il n’a pas jeûné. Tel est le cas de la femme enceinte ou celle qui allaite un nourrisson si celles-ci craignent pour leur santé ou seulement pour la santé du bébé.
La maladie qui permet à la personne de rompre le jeûne est celle dont la gravité ne donne pas la possibilité au malade de supporter le jeûne. C`est aussi celle qui s’aggrave lorsque le malade jeûne ou qui le rend pénible. C’est encore la maladie qui lorsqu’on jeûne, la guérison est retardée
Ceci ne concerne pas la maladie sans gravité qui n’engendre aucune pénibilité avec le jeûne et qui n’est pas aggravée par ce dernier. Le porteur d’une telle maladie n’a pas le droit de rompre le jeûne.
  • Ce qui est interdit comme mauvais comportement pendant le ramadan
Sont interdits au jeûneur les propos obscènes, les rapports sexuels et ses préliminaires. De même, lui sont interdits le chahut, la stupidité, le faux témoignage et son usage, l’injure…..
Si le jeûneur est insulté ou frappé, qu’il dise « je suis en état de jeûne » et qu’il ne prenne pas sa revanche.
  • Accélérer la rupture du jeûne
Il est recommandé de presser la rupture du jeûne lorsque le coucher du soleil est confirmé, lorsqu’il est vu ou si une personne juste et digne de confiance nous en informe. Ceci parce que presser la rupture de jeûne traduit son désir de suivre la Tradition et la retarder par contre traduit l’abus.
  • Le moment du repas de fin de nuit
Il est méritoire de prendre le repas de fin de nuit en le retardant.
  • Ce qui est permis ou pas dans les rapports entre l’homme et la femme
Il est permis au jeûneur d’embrasser son épouse et de la toucher s’il ne craint pas d’animer son désir ou d’éjaculer à la suite de cela.
Par ailleurs, préserver son jeûne de tout acte annulatif demeure obligatoire et tout acte que l’on a besoin d’accomplir ou d’éviter pour qu’une obligation soit complètement remplie devient lui-même obligatoire.
Celui qui éjacule à la suite d’un acte délibéré, en embrassant ou en caressant une femme, ou en la regardant avec insistance, son jeûne est invalide.
En somme, celui qui éjacule involontairement à la suite d’une pensée charnelle ou au regard rapide indélibéré, son jeûne reste valide.
  • Lorsque quelque chose est avalée involontairement
Celui qui se lave, se rince la bouche ou aspire de l’eau par les narines puis constate que cette eau s’est introduite dans la gorge involontairement, son jeûne n’est pas annulé. Il en est de même du jeûneur qui avale une mouche, de la poussière, la farine… involontairement, son jeûne reste valide.
Car il est difficile de se prémunir de ses choses et parce que ceci est indélibéré, non voulu et non intentionnel.
  • Manger lorsqu’on doute de l’apparition de l’aube
Celui qui mange ou boit, doutant de l’apparition de l’aube, sans avoir eu l’assurance de son entrée, son jeûne est valable et il n’a pas à rattraper cette journée.
Par contre, celui qui mange ou boit alors qu’il n’est pas certain que le soleil se soit couché et qu’il n’a pas eu l’assurance de son coucher, est tenu de compenser cette journée par une autre, car à la base, la journée n’est pas terminée que lorsqu’on en a la preuve tangible.
  • Que faire en voyant une personne manger par oubli ?
Celui qui voit une personne manger ou boire par oubli en journée de ramadan est tenu de l’en informer. Se taire en la laissant agir ainsi est interdit et non une bonne action comme certaines personnes le croivent. En effet, informer un jeûneur qui mange par inadvertance entre dans le cadre d’ordonner le bien et d’interdire le mal, car il ne fait aucun doute que manger et boire en journée de ramadan est un acte blâmable. Mais comme la personne agissant ainsi par oubli est excusée, il nous est tout de même obligé de le prévenir.
De même, il appartient de le prévenir, car ceci relève de l’entraide dans le bien et la piété.
  • Le jeûne du malade et de la personne âgée
Il est permis aux personnes âgées et aux malades dont la maladie est incurable de ne pas jeûner. Toutefois, chacun d’eux est tenu en compensation de nourrir chaque jour un pauvre. Ceci, s’ils ne peuvent endurer le jeûne que péniblement.
La règle qui spécifie de nourrir des pauvres reste en vigueur pour celui qui ne peut jeûner à cause de la vieillesse ou d’une maladie incurable.
  • Peut-on se laver en état de jeûne ?
Il est autorisé au jeûneur de prendre son bain.
Il est aussi permis au jeûneur de se verser de l’eau sur la tête en vue d’apaiser sa soif et de se rafraîchir en cas de chaleur.
  • Comment se rincer la boucher pendant le ramadan ?
Il est permis au jeûneur de se rincer la bouche et d’aspirer l’eau par la nez. Cependant, il ne doit pas exagérer pendant cette aspiration de peur que l’eau n’atteigne son gosier.
Les gouttes dans les yeux ou les oreilles n’annule pas son jeûne puisqu’il n’y a aucune preuve qui interdit cela. Mais prendre ses précautions est meilleur pour la présevation de cette fabuleuse adoration.
  • Ce qui est semblable à la nourriture et à la boisson
Tout ce qui s’apparente à la nourriture est considéré comme tel. Ainsi, toute injection nutritive est prohibée, car celui qui l’utilise peut se priver de manger. De même, la transfusion sanguine rompt le jeûne du jeûneur, car le sang est le résultat qui est alimenté par la nourriture.
Mais il est généralement permis de rompre le jeûne pour celui qui a fortement besoin d’une perfusion ou d’une transfusion sanguine, car il est malade.
Quand au vaccin, il ne fait pas rompre le jeûne ; qu’il soit injecté dans la veine ou dans le muscle. Ceci, parce que la vaccin ne contient aucune substance nutritive et ne s’apparente pas à de la nourriture. Cependant, il est bon par précaution de retarder son injection à la nuit pour préserver cette fabuleuse adoration et pour ne pas effectuer un acte dont l’autorisation est sujette à caution.
  • Respirer de la fumée
Respirer volontairement de l’encens annule le jeûne. C’est l’opinion que partagent bon nombre de juristes, car il exerce une emprise sur le cerveau. Par contre, le jeûne n’est pas annulé si le jeûneur le respire de façon involontaire et non intentionnelle.
  • Vomir pendant son jeûne
Le vomissement volontaire annule le jeûne selon l’avis le plus juste.
Quant au vomissement incontrôlé et involontaire, celui-ci n’annule pas le jeûne.
  • L’abandon en état de jeûne
Quiconque abandonne sa religion pendant le jeûne a rompu et annulé son jeûne.
Une telle personne est tenue de compenser cette journée si elle retourne à l’Islam ; même si ce retour à lieu le même jour ou à la fin de ce jour. Tel est aussi le cas si son abandon est effectuée avec conviction ou par doute, par un acte ou des propos tels que des paroles de mécréance prononcées par moquerie ou pas.
Ceci parce que le jeûne est une adoration au même titre que la prière, le pèlerinage… Et comme l’intention est une des conditions de l’adoration, elle s’annule avec l’abandon.
  • Manifester l’intention de jeûner pendant le ramadan
Quiconque a manifesté l’intention de manger pendant qu’il jeûne rompt et annule son jeûne d’après l’avis le plus juste.
En effet, le jeûne est une adoration dont l’intention constitue la condition de sa validité et doit être manifestée durant toute la période de cette adoration. Ainsi, lorsque le musulman se résout à mettre fin à l’adoration, celle-ci devient nulle. Le jeûne s’annule par l’abandon de sa condition qui est l’intention.
  • Le jeûne de la femme en période menstruelle
La femme qui a ses menstrues ainsi que celle qui a ses lochies ne sont pas autorisées à jeûner. Elles doivent manger et boire durant les journées de ramadan et compenser les jours manqués après ramadan.
Ainsi, si la femme qui jeûne constate l’écoulement sanguin des menstrues ou des lochies pendant la journée, son jeûne est annulé, que ce soit en début ou en fin de journée et même si cela se produit juste avant le coucher du soleil. Elle a l’obligation de compenser ce jour-là. Par contre, le jeûne n’est pas annulé et reste valide si l’homme ou la femme constatent un écoulement sanguin provenant du nez, ou causé par une blessure ou par un abcès, et par toute chose semblable.
Tel est aussi le cas du sang qui s’écoule des gencives du jeûneur lorsqu’il le rejette sans l’avaler, son jeûne demeure valide, car ceci est involontaire.
  • Que faire quand on se rend compte qu’il fallait jeûner?
Lorsqu’il s’avère que l’apparition du croissant lunaire a été effective pendant la journée (celle qui annonce le début du ramadan), il est obligatoire pour toute personne qui doit répondre à l’obligation de jeûner, de débuter le jeûne le restant de cette journée. Ceci par respect envers le mois de ramadan. Par ailleurs, la compensation de cette journée non jeûné par une autre est obligatoire d’après l’opinion la plus juste des savants. Ceci même si l’apparition fut rendue effective avant ou après avoir mangé.
Tel est aussi le cas de l’enfant qui devient pubère pendant la journée de ramadan, du fou qui retrouve la raison pendant la journée de ramadan, du voyageur qui n’a pas jeûné qui revient de son voyage pendant la journée de ramadan, du malade qui retrouve la santé et qui n’était pas en état de jeûne pendant la journée de ramadan, de la femme qui se purifie de ses menstrues ou de ses lochies pendant la journée de ramadan, du mécréant qui embrasse l’islam en pleine journée de ramadan. Tous ceux-ci sont appelés à s’abstenir de tout ce qui compromet le jeûne le reste de cette journée par respect pour ce mois de ramadan. Par la suite, chacun d’eux a le devoir de compenser ladite journée.
Il en est de même de celui qui se rappelle qu’il faut jeûner qu’en milieu de journée et n’a pas manifesté l’intention de jeûner dès avant l’aube. Qu’il s’abstienne de manger, boire, etc., jeûne le temps restant et compense cette journée à la fin du ramadan. Il en est de même pour celui qui n’est pas informé du début du mois de ramadan pour cause d’emprisonnement. Il devra compenser les jours durant lesquels il n’a pas jeûné qu’il est été informé du commencement du mois qu’à la fin de celui-ci ou pendant celui-ci. Il n’encourt aucun péché, car il est excusé.